Et si le Karma n’était qu’un prolongement de l’expertise du mental ?

karma

Depuis la nuit des temps, les religions indiennes s’exercent à la loi du karma, pour développer le meilleur en nous. Avec beaucoup d’arguments réels et convaincants, le karma est devenu très populaire dans le domaine du bien-être. Mais, ces bonnes actions, intentions,  qui sont une évidence, sont déjà en nous. Pourquoi aurait-on besoin d’un passé et d’un futur pour être juste ?

Pourquoi faire appel au karma? 

Regardons-nous, non pas dans la glace, mais au fond de nous-mêmes. Nous sommes tous cette belle personne qui recherche le bien, pour elle-même et pour les autres. Notre façon d’agir, voire de réagir à un évènement, est toujours de faire au mieux en fonction de ce que nous sommes au présent. A travers la pensée, le karma s’empare des évènements, nous nous demandons pourquoi ceci, pourquoi cela, et c’est le début de nouvelles questions élaborées par le mental. En réalité, nous pouvons être, agir, réagir avec justesse spontanément, dans le présent sans passer par les cases passé, présent, avenir. 

La loi du karma se définit ainsi : Tu récoltes ce que tu sèmes !

Dans cette vérité première, toute une stratégie est élaborée pour nous indiquer qu’à travers différentes vies le karma est présent. C’est ainsi que tout ce qui arrive en positif ou négatif serait issu du karma et relié soit au passé de la vie actuelle, soit à une vie antérieure, soit encore à une vie future.  Ainsi en travaillant sur ce schéma, le karma nous montre comment arriver au bonheur en travaillant sur la cause et l’effet. Voici donc comment le karma peut s’articuler dans nos vies.

Les méchants très riches et les gentils qui souffrent, sont des exemples.

Ces deux exemples sont souvent cités. Le karma démontre que dans une vie nous pouvons être riche et méchant ou bien gentil et en souffrance. Il ne faut donc pas regarder une seule vie, mais ce qui a pu se passer dans une ou des vies antérieures.  Cela nous pousse à rechercher  et former des hypothèses sur des vies passées.  Pour ces deux exemples s’entremêlent des actions positives et négatives lors de vies passées et présentes, pour obtenir  un résultat mitigé.

Cette théorie constitue non seulement une morale, mais aussi une pensée philosophique.

Celle-ci amène à pouvoir répondre à des questions existentielles, telles que :
d’où je viens ?
pourquoi ai-je cette maladie ?
comment j’ai choisi ces parents ?
pourquoi suis-je pauvre ?
la vie après la mort ?
comment envisager l’avenir ?
pourquoi suis ici ?
Les réponses à ces questions sont réconfortantes pour le mental, et nous poussent toujours à plus de questions, car le mental n’est jamais complètement satisfait. Même si toutes les  réponses sont apaisantes.

Voici une autre vertu du karma, apaiser en mettant fin à la souffrance.

Comprendre les évènements qui nous arrivent par le fait qu’ils sont karmiques, dévoile notre vraie nature selon cette idéologie. Ce discernement active le plaisir du mental qui trouve une explication à sa souffrance. Il provoque ainsi la cessation de la souffrance, du mental.

La théorie du karma est aussi prépondérante dans nos intentions.

Si les actions et réactions aux évènements sont importantes pour le Karma, il en va de même pour nos intentions. Les pensées, les paroles, doivent être animées d’une intention positive, qui elle-même génèrera pour nous et notre entourage des évènements positifs. Le déroulement de notre vie sera alors beaucoup plus fluide et générateur d’amour.  Encore une fois, c’est notre mental qui s’apaise par la bonne pensée, mais une fois calmé de ce côté, nous savons bien qu’il va encore nous solliciter sur d’autres problèmes.

Le karma libère de l’agressivité envers les autres et soi-même.

– Admettons qu’une personne me  fasse du mal, je vais à l’opposé lui faire ou lui souhaiter du mal. Si je pense selon la loi du karma, je me dis que cette personne, un jour devra répondre de ses actions. Ainsi je me libère de mauvaises pensées envers elle.
– Si  je suis malade, je peux en vouloir à la terre entière. Si je réfléchis toujours selon la même loi, je réalise que cette maladie est due à ma mauvaise attitude dans le passé.  Et je me libère de mes pensées négatives.
Avons-nous besoin d’un dogme pour nous libérer de notre agressivité ? Le bon sens suffit pour voir que si nous sommes mauvais, méchants, menaçants, cela provoque en nous des dysfonctionnements.

Si Le karma est individuel, il peut être aussi ressenti collectivement.

Selon cette théorie, les groupes, les familles, les pays, les religions, l’humanité,  la terre, l’univers ont leur propre karma. Nous serions donc aussi reliés individuellement à plusieurs karmas que nous devons pouvoir détecter pour agir en fonction de notre positionnement. Cela ajoute encore des questionnements et des réponses !

Le karma est aussi une source de profits.

Les pratiques de bien-être, les thérapeutes « bienveillants » sont à l’affut pour nous faire retrouver le sens de notre existence et « coller » à notre vraie vie. Bien entendu,  nous pouvons rencontrer des personnes qui vont nous expliquer nos vies antérieures en fonction de votre vie d’aujourd’hui. Il existe aussi des  facilitateurs qui sauront nous aider à alléger ou nettoyer notre karma et notre porte-monnaie !

Le  karma est-il nécessaire pour être bien dans la vie ?

S’il nous donne des explications qui nous conviennent, le karma peut être une source de bien-être pour un certain temps. C’est certainement une possibilité d’ouverture d’esprit.  Mais ce n’est pas la solution définitive, car notre cerveau cherche toujours des explications. Finalement, nous pouvons voir que le karma à travers ses démonstrations est une autre forme de conditionnement et d’évasion.

Avons-nous besoin d’une théorie pour vivre positivement, avec amour ?

La petite voix, le guide intérieur, l’âme, l’observateur sans tête, nous l’appelons comme nous voulons, il est là, à l’intérieur et nous guide toujours vers le meilleur. C’est lui qui donne la solution avant toute réflexion. Je me trouve dans une pièce où tout est propre, je vois un papier à terre, quelle est mon idée spontanée : le ramasser ! Tout le reste est distraction. J’ai un ami gravement malade, je le visite et l’entoure de mon affection. Tout le reste est diversion ! 

Bernard

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